Particuliers et éco-citoyens

Les idées reçues sur la consommation

Mis à jour le 03/01/2019

Saviez-vous que les écoproduits ne sont pas forcément plus chers que les autres ? Découvrez 20 idées fausses sur les produits écologiques et écolabellisés, l’alimentation et les déchets…

Idée reçue #21 – Les labels environnementaux ne veulent rien dire. Faux

Il existe de nombreux labels environnementaux sur les produits de consommation courante. Ils sont fiables quand ils sont basés sur un référentiel, c’est-à-dire un cahier des charges qui décrit en détail les exigences auxquelles doit ​répondre le produit qui porte le logo.
Pour vous aider à bien acheter, l'ADEME a sélectionné et analysé une grande quantité de labels présents sur tous les produits de consommation courante.
Découvrez les 100 meilleurs labels environnementaux ici.
 

Idée reçue #22 – Les produits écologiques sont plus chers. Faux

Les écoproduits sont :

  • plus économiques à l’usage (appareils électroménagers économes, lampes fluocompactes, LED…) ;
  • de bonne qualité et durables. Ils doivent être changés moins souvent. Ils reviennent souvent moins chers qu’un produit moins durable.

Pour les produits alimentaires issus de l’agriculture biologique, les différences de prix dépendent des circuits de distribution, des enseignes des magasins, ainsi, que de la saison (surtout pour les fruits et légumes). Les produits bios ne sont pas systématiquement plus chers. Un conseil : comparez les prix au kilo.

Ainsi, manger bio ne revient pas forcément plus cher, surtout si cela s’accompagne d’habitudes d’achat plus économes en achetant des produits peu ou pas transformés et de saison, en limitant son gaspillage alimentaire...

Certains produits plus respectueux de l’environnement sont plus chers parce que la demande des consommateurs est encore faible. En les choisissant, et en les demandant (boîtes à idées des supermarchés), on peut contribuer à développer le marché et à faire baisser les prix.

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Découvrir des recettes simples et étonnantes anti-gaspi

Idée reçue #23 – Les produits écologiques sont peu efficaces. Faux

Certains labels environnementaux garantissent que les produits sont efficaces car les critères de certification portent non seulement sur la qualité environnementale, mais aussi sur la qualité d’usage du produit.


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Idée reçue #24 – Les écoproduits sont difficiles à trouver. Faux

On trouve des écoproduits dans la quasi-totalité des surfaces de vente, du magasin de quartier à l’hypermarché. Les produits alimentaires issus de l’agriculture biologique sont disponibles en supermarché, en magasin spécialisé ou sur de nombreux marchés.
Une offre intéressante est également disponible sur Internet.

​Idée reçue #25  – Je ne gaspille pas, moi… Faux

Dans le monde, le tiers des aliments destinés à la consommation humaine est gaspillé. Nous jetons de plus en plus de nourriture et pourtant, nous avons rarement l’impression de la gaspiller. C’est souvent peu, c’est parfois accidentel, mais ça revient chaque jour. Au final, en France, chez les particuliers, cela représente 30 kg par personne et par an (soit l’équivalent d’un repas par semaine !), dont 7 kg de produits qui n’ont même pas été déballés.

Gaspiller de la nourriture coûte cher : en France, environ 100 € par personne et par an. Réduire cette dépense inutile pourrait permettre au consommateur d’acheter des produits de meilleure qualité, incitant à y faire plus attention.

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Idée reçue #26 – Les consommateurs sont les seuls à agir. Faux

Les pouvoirs publics (en mettant en place des réglementations, en informant le public…), les distributeurs (en offrant des produits écolabellisés…) agissent pour réduire les impacts environnementaux des produits.

Voici quelques exemples de bonnes pratiques menées par des entreprises pour écoconcevoir leurs produits :
- écoconception de meubles
- écoconception de planches de surf
- écoconception de terrain de sport
- réduction des emballages dans une biscuterie
 

​Idée reçue #27  – Mieux vaut acheter un sapin de Noël artificiel plutôt qu’un sapin naturel tous les ans. Faux

Chaque année, 6 millions de sapins sont vendus pour Noël, dont 5 millions de sapins végétaux. Naturel ou artificiel, évitez les sapins colorés, couverts de neige artificielle ou de dorure qui émettent des polluants dans l’air de votre logement.

Si vous préférez un sapin artificiel (en plastique, en métal ou en bois), sachez qu’il a le mérite d'être réutilisable plusieurs années. Cependant, il est remplacé en moyenne tous les 6 ans. Sa durée de vie est ainsi très courte et les impacts environnementaux associés conséquents.
Donc, si vous préférez un sapin artificiel, prenez-le solide, de façon à pouvoir le garder aussi longtemps que possible. Cela permettra de limiter l’utilisation de matières premières et les consommations d’énergie dues à la fabrication du sapin.

Si vous préférez un sapin naturel, comme la plupart des Français, il faut savoir que des plantations de sapins sont faites spécifiquement pour Noël et que 80 % des sapins vendus en France sont cultivés dans l'hexagone. Votre sapin naturel permet donc aussi de maintenir de l'emploi dans le Morvan et le Jura qui en sont les premiers fournisseurs. En grandissant, les arbres absorbent du gaz carbonique qui est un des gaz à effet de serre responsables du réchauffement de la planète.

Avant d'acheter, n'oubliez pas de demander la provenance du sapin à votre vendeur !
 

Idée reçue #28 – Une veille d’écran et un économiseur d’énergie permettent tous les deux d’économiser de l’énergie. Faux

Attention à ne pas confondre « écran de veille » et « veille de l’ordinateur ». En effet, les économiseurs d’énergie mettent votre ordinateur en veille et vous permettent donc de faire des économies d’énergie alors qu’un simple écran de veille permet seulement de prolonger la durée de vie de votre écran.

Les économiseurs d’écran faisant appel à des graphismes « 3D » sollicitent énormément la carte graphique de l’ordinateur et peuvent consommer autant, sinon plus, que le mode actif. Il vaut mieux s’en passer ! 

Consulter notre guide « La face cachée du numérique »
 

Idée reçue #29 – Les lampes fluorocompactes (LFC) ne s'adaptent pas à toutes les lampes et ne supportent pas les allumages répétés. Faux

Les nouvelles générations de lampes fluorocompactes (LFC) ont faire de gros progrès :

  • elles s’adaptent à de nombreux luminaires ;
  • certains modèles sont spécifiquement adaptés aux allumages fréquents.

En outre, leur temps de chauffage à l’allumage s’est considérablement réduit !

Télécharger notre guide pratique « Choisir son éclairage »
 

Idée reçue #30 – Acheter des vêtements en coton, c’est forcément écologique. Faux

Un quart de la production mondiale des fibres textiles provient du coton. Sa culture nécessite beaucoup d’eau, de soleil et de pesticides. Cela entraine une pollution agricole et un risque pour la santé des cultivateurs.
L’eau est une ressource rare dans certains pays. Lorsque la pluie n’est pas suffisante, on détourne l’eau des rivières, des lacs et des nappes phréatiques pour qu’elle irrigue es champs. En 2005, la mer d’Aral a perdu, à cause de cette pratique, les trois quarts de sa surface, ce qui a rendu l’eau plus salée et tué la plupart des formes de vie présentes.

Privilégier les vêtements en coton biologique, ou avec des logos environnementaux.
L'Écolabel européen garantit 95 % de coton biologique pour les vêtements des enfants de moins de 3 ans.
Attention ! Un nouveau label très utilisé par les industriels est apparu récemment : Better Cotton Initiative. Ce label est facile à obtenir et est moins exigeant que les autres labels présentés dans le guide « le revers de mon look ». Il ne signifie pas que votre vêtement est en coton biologique.

Privilégier aussi les fibres dont la culture est moins gourmande en eau et en pesticides comme le lin, le chanvre. Le lin a l’avantage de ne pas nécessiter beaucoup d’eau et d’engrais pour pousser. La France est le premier producteur mondial de lin.
 

​Idée reçue #31 – Les couches lavables sont moins polluantes que les couches jetables. Faux

Si les couches attirent autant l’attention, c’est qu’on en jette beaucoup : un enfant utilise environ 3 800 couches jetables. D’un autre côté,  les couches lavables génèrent peu de déchets mais ont des impacts à l’usage (elles seront lavées 137 fois en 2 ans ½).

Les couches lavables et jetables ont toutes les deux des impacts environnementaux. Les couches jetables ont des impacts lors de leur fabrication et leur fin de vie. Les couches lavables ont des impacts environnementaux surtout lors de leur usage.

Si le consommateur veut agir pour réduire ses impacts environnementaux, il a trois solutions :

  • ​acheter des couches jetables avec l'écolabel nordique, l'Écolabel européen ou le label GOTS (pour en savoir plus sur ces labels, cliquez ici ;
  • acheter des couches lavables et respecter ces recommandations :

    • Laver dans une machine à pleine charge et de préférence à 60 ℃,
    • utiliser une machine performante (classe A+/AA) ;
    • recourir à des lessives porteuses d’écolabel et ne pas la surdoser ;
    • sécher les couches à l’air libre et éviter de les repasser ;
    • les utiliser pour plusieurs enfants ;
  • utiliser des couches lavables en respectant les recommandations et acheter des couches avec l’Écolabel nordique, l'Écolabel européen ou le label GOTS quand cela est plus pratique.
Lire notre article à propos des recommandations sur les couches jetables/lavables. 

Idée reçue #32 – Avec un lave-linge de grande capacité (8 ou 9 kg), on fait moins de lessives. Faux

Ces dernières années, les lave-linge ont fait de gros progrès : consommations d’eau et d’énergie moindres, efficacité de lavage accrue. Mais il est inutile de s’équiper d’un modèle surdimensionné, même performant, s’il ne correspond pas à vos besoins : les machines de grande capacité fonctionnent souvent sans être totalement remplies, ce qui entraine un gaspillage d’énergie et d’eau.

Télécharger notre guide pratique « Réduire sa facture d'électricité »

 

Idée reçue #33 — Pour laver le linge, les cycles courts sont les plus économiques. Faux

Les cycles courts (rapides) consomment beaucoup plus d’énergie que les autres cycles, en particulier les cycles « Eco ». Le programme « Eco » permet à la fois d’économiser l’eau et l’énergie.

De même, les lavages à basse température suffisent la plupart du temps et le prélavage est inutile. Le lavage à froid devient même possible avec certaines lessives. Un cycle à 30 ℃ vous permettra de consommer 3 fois moins d’énergie qu’un cycle à 90 ℃ et un lavage à froid consomme deux fois moins qu’un lavage à 40 ℃.

Télécharger notre guide pratique « Réduire sa facture d'électricité »

Idée reçue #34 — Votre linge sera mieux lavé si vous utilisez plus de lessive. Faux

Plus de lessive ne permet pas de laver mieux. Respectez les doses prescrites sur l'emballage. Si vous en mettez trop, il sera difficile de rincer le linge.

 

Idée reçue #35 — Il vaut mieux faire sa vaisselle à la main plutôt qu’au lave-vaisselle. Faux

Les modèles récents de lave-vaisselle consomment moitié moins d’eau qu’il y a 10 ans  (de 7 à 15 litres pour une vaisselle). Leurs progrès vont continuer en matière de consommation d’eau et d’énergie, grâce à de nouvelles exigences pour l’écoconception et l’étiquetage. Ils sont désormais plus économes en eau qu’une vaisselle à la main lorsqu'on laisse couler l'eau en continu.

 

Idée reçue #36 – Les sacs en plastique fin sont aujourd'hui tous biodégradables. Faux

Depuis 2017, la France a interdit les sacs de caisse en plastique à usage unique.

Les sacs « hors caisse » destinés à l’emballage des marchandises à l’intérieur des points de vente (comme les sacs pour fruits et légumes en plastique) et à usage unique sont autorisés s’ils sont compostables en compostage domestique et pour tout ou partie biosourcés (40 % minimum de matière biosourcée en 2018 et jusqu’à 60 % en 2025).

Qu’est-ce qu’un sac en plastique constitué de matières biosourcées ?
C’est un sac dans lequel sont incorporés des matières d’origine biologique de type amidon de pomme de terre, amidon de maïs, canne à sucre, etc.

Vous pouvez reconnaître les produits compostables domestiquement grâce à la phrase obligatoirement inscrite sur le sac « peut être utilisé pour le compostage en compostage domestique », et souvent aux labels apposés dessus, comme par exemple « OK compost HOME » (c’est le plus répandu).

Pour en savoir plus, cliquez ici.

 

Idée reçue #37 – Il faut rincer les bouteilles, les bocaux et boîtes de conserve avant de les jeter dans la poubelle des emballages. Faux

Il ne faut ni rincer, ni laver ou mettre au lave-vaisselle des boîtes, bocaux ou bouteilles avant de les trier.

Tout d’abord, parce que cela consomme inutilement de l’eau. Ensuite, parce qu’en le faisant, votre geste fait doublon. En centre de tri, tous les emballages sont nettoyés. Et les procédures sont optimisées : dans les centres les plus performants, trois litres d’eau suffisent en effet pour laver une tonne de bouteilles en plastique (source : CITEO).

La seule consigne est donc de bien vider les emballages. Cela limite les résidus sur les matériaux, qui pourront ainsi être facilement nettoyés puis recyclés.

 

Idée reçue #38 – Ce logo signifie que le produit est recyclable. Faux

Ce logo, dit « point-vert », ne signifie pas que le produit est plus écologique. Il permet juste de reconnaître une entreprise partenaire du programme français de valorisation des emballages ménagers. Il ne signifie pas que les produits sont recyclables.

Lire notre article « Comprendre les symboles »

 

Idée reçue #39 – Tous les papiers ne se recyclent pas (enveloppes avec fenêtre en plastique, etc.). Faux

Tous les papiers peuvent être recyclés plusieurs fois. Alors, triez tous vos papiers, même les enveloppes à fenêtre, les cahiers à spirale ou encore les papiers avec des agrafes.

En savoir plus à propos du tri du papier sur le site de Citéo

 

Idée reçue #40 — Le compost sent mauvais. Faux

Le compost provient de la transformation de déchets organiques par le biais de micro-organismes. Au bout du processus de compostage, on obtient ce que l’on appelle un compost mûr qui a une agréable odeur de terre de forêt, une couleur foncée et une structure grumeleuse. 

Lire notre guide pratique « Le compostage et le paillage »