Une des premières mesures du Grenelle Environnement : l’incitation à l’achat de véhicules moins polluants
Depuis le 10 mai 2006, l’étiquette énergie/CO2 est obligatoire pour toutes les voitures neuves à la vente. Cette étiquette est établie à partir du guide des consommations conventionnelles et des émissions de dioxyde de carbone (CO2) des voitures particulières neuves mises en vente en France, réalisé tous les ans par l’ADEME. Elle a pour objectif d’aider le consommateur à choisir une voiture sobre en émissions de CO2 et donc plus respectueuse de l’environnement.
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Le bonus-malus véhicule, l’une des premières mesures du Grenelle Environnement, vient compléter l’étiquette énergie.
Le bonus écologique vise à récompenser, via une prime pouvant aller de 200 à 5 000 euros, les acquéreurs de voitures neuves émettant le moins de CO2 et à pénaliser via un « malus » – majoration du prix d’achat pouvant aller de 200 à 2 600 euros – ceux qui optent pour les modèles les plus polluants.
Au moment de l’achat, grâce à l’étiquette énergie, vous pouvez choisir un modèle de véhicule sobre en émissions de dioxyde de carbone (CO2). Avec le bonus écologique, non seulement vous contribuerez à ne pas dérégler le climat - le CO2 étant un des principaux gaz responsables de l’effet de serre - mais vous pourrez également économiser de 500 à 5 300 euros.
Plus les émissions de CO2 du véhicule que vous souhaitez acheter sont faibles, plus le bonus écologique est important :
• 200 euros pour des émissions comprises entre 121g et 130g CO2/km,
• 700 euros pour des émissions comprises entre 101g et 120g CO2/km,
• 1 000 euros pour des émissions inférieures à 100g CO2/km,
• 5 000 euros pour des émissions inférieures à 60g CO2/km au plus (véhicules électriques essentiellement).
Le “super-bonus” ou prime à la casse : 300 euros supplémentaires. En cas de mise à la casse de votre ancien véhicule (vieux de plus de 15 ans) au moment de l’achat d’un nouveau véhicule peu polluant, vous bénéficiez d’un "super-bonus", ou prime à la casse, soit 300 euros supplémentaires.
Exemple : vous achetez une voiture qui émet entre 121 g et 130 g CO2/km, et mettez au rebut votre véhicule datant de 1990, alors vous touchez 500 euros, soit 200 euros de bonus écologique et 300 euros de super bonus.
Le malus s’applique directement sur le prix d’achat du véhicule, dès lors que ce dernier émet plus de 160 g CO2/km. Comme pour le bonus, plus le modèle est émetteur de CO2, plus le malus augmente :
• 200 euros pour des émissions comprises entre 161g et 165g CO2/km,
• 750 euros pour des émissions comprises entre 166g et 200g CO2/km,
• 1 600 euros pour des émissions comprises entre 201g et 250g CO2/km,
• 2 600 euros pour des émissions supérieures à 250g CO2/km. Ces véhicules représentent environ 1 % des ventes en France.
Certains véhicules entre 130 et 160 g de CO2/Km sont considérés comme neutres. Ils ne bénéficient pas du bonus et ne sont pas imputés d’un malus.